Bienvenue sur le site de notre TPE :-) ***** Le sucre, un carburant coûteux ? *****

Le sucre

Voies métaboliques

Coûteux et convoité

Conclusion

Annexe

Remerciements

Nous tenons à remercier notre professeur de français Madame Temin, ainsi que notre professeur de SVT Madame Laplanche pour nous avoir aidé à réaliser notre TPE.

IV. Le sucre à travers l'histoire


B) Le sucre vu par les philosophes des lumières

Dans la littérature française, le sucre n'est pas un sujet très prisé. Néanmoins il est souvent présent dans les livres martiniquais où les écrivains racontent le travail laborieux de leur protagoniste dans les champs de canne à sucre. C’est le cas par exemple dans le roman Train fou, d’ Axel Gauvin où Maxime et Valmyre sont deux « travailleurs de terre », deux amis qui se chargent de « remboursements » pour financer un modeste élevage bovin. Le malheur les frappe... Ces pages rendent un émouvant hommage au courage et à l'humanité de ces petits exploitants mais dénoncent avec force une administration méprisante.
C’est surtout au XVIIIème siècle que le sucre est présent dans les écrits des philosophes des Lumières. Ainsi, 2 thèses opposées se sont formées : les uns affirmaient que le sucre était une découverte remarquable ; d’autres prônaient plutôt qu’il avait engendré l’esclavage. Nous verrons donc le sucre sous deux aspects différents.


Qui n’a jamais craqué devant un paquet de bonbons ou une barre chocolatée ? Ces sucreries, le miel, la confiture… Tous ces aliments apportent un plaisir et une satisfaction immédiate. Pourtant, ces produits peuvent parfois provoquer des problèmes de santé connus surpoids, caries, addiction … Les aliments sucrés sont associés à la notion de plaisir. On les consomme même sans sensation de faim. De plus le goût sucré redonne de l'appétit. Les aliments sucrés sont très digestes (le travail digestif qu'ils demandent est insignifiant) et ils apportent une incontestable impression de bien-être et de plaisir immédiat.
Cette mauvaise réputation est un peu exagérée car les sucres, comme nous venons de le démontrer, sont aussi les carburants de notre organisme !
Le rôle des glucides est indispensable dans une alimentation équilibrée. Ils doivent constituer à eux seuls plus de 50 % de la ration calorique journalière.


A l’opposé, le sucre est coûteux, il a notamment permis l’essor du commerce triangulaire. Ce dernier se déroulait en trois temps : les navires européens se rendaient aux comptoirs (postes installés le long des côtes de l'Afrique) pour y échanger des produits contre des noirs réduits en esclavage ; il s'agissait parfois de produits de peu de valeur, de pacotilles (tissu, alcools, tabac, armes à feu…). Les esclaves étaient ensuite transférés en Amérique où ils étaient échangés contre du sucre, café … Les produits américains étaient enfin acheminés sur les ports des principales nations européennes. Et ainsi de suite, ce qui pourrait se résumer à Sucre > Rhum > Esclaves.

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Certains philosophes ont dénoncé l’esclavage en se basant sur la culture du sucre. Montesquieu affirme, ainsi, dans son œuvre principale L’esprit des lois parue pour la première fois à Genève en 1748 sur un ton ironique que les esclavagistes sont des brutes sans cœur.
En quelques mots, il y pointe à la fois la brutalité des Européens avec les Indiens « Les peuples d'Europe ayant exterminé ceux de l'Amérique », les stupidités racistes qui font justifier la traite des Noirs par les esclavagistes de l'époque « On ne peut se mettre dans l'esprit que Dieu, qui est un être très sage, ait mis une âme, surtout une âme bonne, dans un corps tout noir .» et l'hypocrisie de ceux qui se disent chrétiens et qui traitent les esclaves de façon inhumaine. Il ajoute dans son livre 15, au chapitre V que « Le sucre serait trop cher, si l'on ne faisait travailler la plante qui le produit par des esclaves ».
Voltaire, autre philosophe des Lumières, suit le raisonnement de Montesquieu et met en relation l’esclave et le sucre dans son conte philosophique Candide ou l’optimisme paru en 1759 : « c'est à ce prix que vous manger du sucre en Europe » (chapitre 19 : Le Nègre). Ici, par distorsion et décalage (ironie) entre la notion de plaisir en Europe et la vie inhumaine pour les esclaves, de son vrai nom François Marie Arouet montre l'horreur de l'esclavagisme : on mutile pour faire baisser le prix du sucre. Cette phrase vise tous les responsables de l'esclavage et du commerce triangulaire : les commerçants, les consommateurs de sucre donc les Européens, les pouvoirs politiques, l'Eglise…
Voltaire souhaite faire réfléchir les gens qui vivent en Europe et qui pensent que l'esclavage ne les concerne pas. Pour lui, chacun est responsable de la situation et chacun de son côté doit oeuvrer pour que cela change. Cette phrase se révèlera très importante puisqu'elle va contribuer à la lutte contre l'esclavage. Il en ressort donc que le sucre a été l’une des sources de l’expansion du commerce triangulaire et de l’esclavage.


Pour conclure, les avis sur le sucre sont partagés. De plus, Napoléon a su réduire l’essor de l’esclavage en prônant la culture de la betterave en France. Néanmoins, le problème n’existe presque plus de nos jours même si l’esclavage a marqué l’histoire !


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